Port-au-Prince, 16 février 2026 — À Clercine, siège de la Direction Générale de la Police Nationale d’Haïti, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et l’ambassadeur du Canada en Haïti, André François Giroux, ont présidé la cérémonie officielle de remise de dix nouveaux véhicules blindés destinés à renforcer les capacités opérationnelles de l’institution policière.

La livraison porte à trente-cinq le nombre total de blindés désormais disponibles au sein de la PNH, dont trois véhicules à chaînes hautement sophistiqués, conçus pour évoluer sur des terrains accidentés et soutenir des opérations offensives contre des groupes lourdement armés. Cette montée en puissance matérielle vise à améliorer la mobilité stratégique, la rapidité d’intervention et la sécurité des agents engagés dans les zones sensibles.

Selon les autorités, cette dotation s’inscrit dans un plan structuré de renforcement des moyens logistiques de la police nationale. Elle a été rendue possible grâce à l’appui du gouvernement canadien et au soutien technique du Bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS), dans le cadre d’une coopération internationale axée sur la stabilisation institutionnelle et la restauration de l’autorité de l’État.

Lors de son intervention, le chef du gouvernement a rappelé que la sécurité publique constitue le socle de toute reconstruction nationale. Il a insisté sur le lien direct entre la stabilisation sécuritaire, la relance économique et la tenue d’élections crédibles. Pour l’Exécutif, le renforcement progressif des capacités de la PNH participe d’une stratégie globale visant à sécuriser les principaux axes routiers, protéger les infrastructures critiques et créer un climat de confiance indispensable au processus électoral.

L’ambassadeur canadien a, pour sa part, souligné l’engagement constant de son pays aux côtés d’Haïti dans les efforts de consolidation de la sécurité et de l’État de droit. Cette coopération s’inscrit dans une logique de partenariat durable, orientée vers des résultats mesurables sur le terrain.

À Clercine, le signal politique est clair : la lutte contre l’insécurité entre dans une phase de consolidation logistique et opérationnelle. En dotant la police nationale d’équipements adaptés aux réalités du terrain, les autorités entendent accélérer la reprise de contrôle des zones affectées par les violences armées et préparer les conditions d’un retour effectif à l’ordre constitutionnel.

Le gouvernement réaffirme ainsi sa détermination à poursuivre, sans relâche, les actions engagées pour le rétablissement de la sécurité, considérée comme la condition essentielle à la stabilité démocratique et à l’avenir institutionnel du pays.



